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Path: nntp.eternal-september.org!news.eternal-september.org!eternal-september.org!.POSTED!not-for-mail From: P Cormoran <pc@ue.com> Newsgroups: fr.soc.environnement Subject: Re: =?ISO-8859-15?Q?40_=E8me_degr=E9?= Date: Mon, 30 Jun 2025 17:01:47 +0200 Organization: A noiseless patient Spider Lines: 157 Message-ID: <103u8ss$282v5$1@dont-email.me> References: <103te11$2212p$1@dont-email.me> <4vs8Q.1988884$4AM6.206704@fx17.ams4> <103tkts$23e16$1@dont-email.me> <9Us8Q.891426$B6tf.93573@fx02.ams4> <103tmj2$23opj$1@dont-email.me> <vNt8Q.315777$RD41.246450@fx12.ams4> <103tq0h$24itl$1@dont-email.me> <lYw8Q.976933$BFJ.341248@fx13.ams4> MIME-Version: 1.0 Content-Type: text/plain; charset="utf-8"; format=flowed Content-Transfer-Encoding: 8bit Injection-Date: Mon, 30 Jun 2025 17:01:48 +0200 (CEST) Injection-Info: dont-email.me; posting-host="1310a343d635a4c44347dcdbf7844423"; logging-data="2362341"; mail-complaints-to="abuse@eternal-september.org"; posting-account="U2FsdGVkX1/tVVclBNMKWnSY1WH0DHN/lOB0o73zH5I=" Cancel-Lock: sha1:UMuzVUED0GQBiNDHXebdCIYwVEQ= X-Newsreader: MesNews/1.08.06.00 Paul Aubrin avait prétendu : > Le 30/06/2025 à 12:47, P Cormoran a écrit : >> Paul Aubrin a pensé très fort : >>> Le 30/06/2025 à 11:49, P Cormoran a écrit : >>>> >>>> On observe aujourd’hui un réchauffement global, >>> Non, il n'est pas complètement "global", même si l'on entend dire que >>> toutes les régions du globe se réchauffent plus rapidement que la moyenne, >>> certaines ne se sont pas réchauffées. >> >> Des variations régionales existent, oui, mais la tendance mondiale est >> nette : tous les continents, toutes les mers montrent un réchauffement >> global sur plusieurs décennies. Une moyenne globale n’implique pas une >> hausse uniforme, mais une trajectoire planétaire incontestable. > > Il y a eu un réchauffement, mais on ne sait pas s'il est "global" faute de > mesures : avant l'ère satellitaire on ne disposait que d'un nombre limité de > mesures de la température de l'air sur les continents et d'aucune au-dessus > des océans qui représentent 70% de la surface du globe. > Supposons, pour être généreux, que la température mesurée à une station météo > soit représentative de celle des 10 km² avoisinants, avec un maximum à la > grande époque de 6000 stations météo, à elles toutes elles représentaient > moins de 5 dix-millièmes de la surface du globe. Je me souviens d'une carte > de la NASA qui montrait une forte augmentation de la température (où plutôt > de "l'anomalie") entre 1850 et maintenant dans le désert du Ténéré. Combien y > avait-il de stations météo dans la moitié nord de l'Afrique en 1850 ? Environ > zéro. > > En revanche, en Europe, on est capable de dire, en se basant sur les > chroniques historiques, que les températures ont été douces pendant l'optimum > médiéval, se sont refroidies pendant le petit âge glaciaire, puis réchauffées > à partir du début du 19e siècle. Les mesures étaient rares, mais les reconstructions climatiques croisent archives, cernes d’arbres, carottes glaciaires, sédiments. Et depuis les satellites (1979), la tendance est claire : réchauffement global. L’absence de thermomètre au Ténéré en 1850 ne suffit pas à effacer 150 ans d’observations convergentes. > >>>> continu, >>> >>> Il y a eu un refroidissement notable pendant la période 1940-1970 : >>> vitesse négative vers 1950. >>> >>> https://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3gl/derivative/mean:120/mean:144 >>> #File: HadCRUT3-gl.dat >>> #Time series (hadcrut3) from 1850 to 2014.33 >>> #Selected data from 1940 >>> #Selected data up to 1970 >>> #Least squares trend line; slope = -0.00305075 per year >> >> Le léger refroidissement 1940–1970 est bien connu : il s’explique par >> l’essor industriel sans filtres (aérosols soufrés, poussières) qui >> masquaient partiellement l’effet de serre. Depuis, les mesures de pollution >> ont baissé, et le réchauffement dû au CO2 a repris de plus belle. Rien >> d’anormal donc. > > C'est faux. Premièrement, le GIEC estime que le facteur prépondérant, qui > domine tous les autres réunis est le CO₂. Donc on ne lutte pas contre le CO₂. > S'il augmente, les températures NE PEUVENT PAS DIMINUER. Or elles ONT > diminué. Deuxièmement, la pollution de l'air a été en diminution rapide dès > le milieu des années 1950 pourtant les températures de l'air à 1,5 m > au-dessus du sol ont continué à baisser jusqu'au milieu des années 1970. > L'explication par la pollution de l'air ne tient pas. Le GIEC n’exclut pas les effets combinés : l’effet refroidissant des aérosols soufrés est bien documenté et reconnu dans ses rapports. Leur pic a bien coïncidé avec le plateau 1940–1970. Une hausse du CO2 peut être temporairement masquée, pas annulée — ce que montre la reprise nette après 1980. > >>>> sur tous les continents et toutes les saisons, causé par des gaz à effet >>>> de serre. >>> >>> Il est probable que les gaz à effet de serre soient une des causes, >>> malheureusement les éléments de preuve pour l'attribution reposent sur les >>> capacités des modèles CMIP à reproduire les fluctuation du climat. Mais il >>> est prouvé que leurs prédictions s'écartent statistiquement trop des >>> observations pour cet usage. >> >> Aucun modèle n’est parfait, mais tous s’accordent sur une tendance : sans >> gaz à effet de serre, le réchauffement observé est inexplicable. >> L’attribution ne repose pas que sur les modèles, mais aussi sur la >> physique, les bilans radiatifs et les observations multiples. C’est un >> faisceau cohérent de preuves. > > Non seulement les modèles CMIP ne sont pas parfaits, mais ils sont tous > statistiquement faux : aucun n'a été capable de reproduire l'évolution des > températures sur la période 1979-2015. Cette vérification a été publiée dans > une revue scientifique relue par les pairs. > L'effet radiatif de l'augmentation du CO2 (sur une surface noire dans le vide > placée horizontalement au niveau du sol)peut-être estimée avec une bonne > précision par un code de calcul appelé MODTRAN. > Pour une concentration de 350 ppm, le flux IR bloqué par le ciel est 368.95 > W/m². > Pour une concentration de 420 ppm, le flux IR bloqué par le ciel est 369.26 > W/m². > Calculons par la formule de Stefan-Boltzman la température du ciel en tant > que "source froide" du rayonnement IR : > 350 ppm -> 368.95 W/m² -> 284.018 K (10,868 °C) > 420 ppm -> 369.26 W/m² -> 284.078 K (10,928 °C) > L'augmentation est de 0,12 °C. Beaucoup moins que le réchauffement "global" > sur la même période. L'effet radiatif explique au mieux une partie de > l'augmentation. MODTRAN isole un paramètre dans des conditions idéales. Le climat réel est un système couplé, avec rétroactions (vapeur d’eau, albédo, océans…). La physique ne se résume pas à une simple équation radiative. Et malgré leurs limites, les modèles captent tous la même dynamique de fond. > > > >> >>> >>>> Aucune période passée n’a connu une telle hausse simultanée, mondiale, >>> >>> On n'a malheureusement pas d'indicateurs "mondial" qui ait la résolution >>> temporelle suffisante pour vérifier ce genre d'affirmation. Quelques >>> milliers de publications utilisant des indicateurs indirects indiquent que >>> plusieurs périodes de l'holocène ont été plus chaudes que l'actuelle. >> >> La différence, c’est la vitesse. Les reconstructions montrent parfois des >> pics régionaux, mais jamais une hausse aussi rapide, globale et prolongée >> qu’aujourd’hui. Et surtout, jamais avec une telle concentration de CO₂. Le >> climat actuel n’a pas d’équivalent connu sur les 10 000 dernières années. >> >> >>> >>>> et directement corrélée à l’activité humaine. >>> >>> Affirmation péremptoire : on ne détecte pas le signal des "émissions >>> humaines" dans la série temporelle des "températures globales". En >>> revanche, on y discerne (mais il n'explique pas tout) le signal de >>> l'activité solaire. >> >> Les modèles excluant les gaz à effet de serre humains ne reproduisent pas >> le réchauffement observé. Et le soleil ? Son activité est stable ou en >> légère baisse depuis les années 1980, alors que les températures grimpent. >> L’écart pointe clairement vers l’origine humaine du réchauffement. >> >> >>> >>>> C’est cela qui rend l’alerte inédite. >>> >>> C'est surtout ce qui lui donne un caractère d'hystérie collective. >> >> Alerter sur un danger documenté par des milliers d’études, ce n’est pas de >> l’hystérie, c’est de la prévention. L’hystérie, ce serait d’ignorer les >> faits sous prétexte qu’ils dérangent. Refuser le constat scientifique ne >> rend pas la menace moins réelle — juste plus risquée.