Deutsch   English   Français   Italiano  
<655a407a$0$7470$426a74cc@news.free.fr>

View for Bookmarking (what is this?)
Look up another Usenet article

Path: ...!weretis.net!feeder8.news.weretis.net!proxad.net!feeder1-2.proxad.net!cleanfeed3-b.proxad.net!nnrp2-1.free.fr!not-for-mail
Date: Sun, 19 Nov 2023 18:06:03 +0100
MIME-Version: 1.0
User-Agent: Mozilla Thunderbird
Newsgroups: fr.rec.arts.sf
Content-Language: fr
From: Nicolas Delsaux <nicolas.delsaux@free.fr>
Subject: [Avis] Vers Mars
Content-Type: text/plain; charset=UTF-8; format=flowed
Content-Transfer-Encoding: 8bit
Lines: 66
Message-ID: <655a407a$0$7470$426a74cc@news.free.fr>
Organization: Guest of ProXad - France
NNTP-Posting-Date: 19 Nov 2023 18:06:02 CET
NNTP-Posting-Host: 82.65.231.62
X-Trace: 1700413562 news-3.free.fr 7470 82.65.231.62:54129
X-Complaints-To: abuse@proxad.net
Bytes: 4243

Author
     Mary Robinette Kowal
Original title
     The Fated Sky
Series
     Lady Astronaut Universe (#2)
Format
     464 pages, Mass Market Paperback
Published
     October 5, 2023 by Folio SF
ISBN
     9782073018441 (ISBN10: 2073018440)
Language
     French

Si vous avez lu Vers les étoiles, ce roman en est la suite.
On retrouve donc Elma York, Lady Astronaute (parce qu'elle n'était pas 
astronaute mais voulait le devenir) qui, comme son nom l'indique, va 
partir vers Mars.
Dans ce roman, l'administration internationale pour l'espace reprend le 
rôle, les attributions, et le style politique de la NASA. il y a donc 
une importance terriblement forte donnée à la publicité des missions 
vers l'espace, incompatible avec l'état du monde (menacé par une 
apocalypse à moyen terme). En revanche, cette publicité est parfaitement 
compatible avec l'état du monde actuel et l'incapacité des politiciens à 
comprendre les vraies priorités actuelles. Ce qui est d'ailleurs l'un 
des points limite pour moi dans ce roman : chaque personnage et chaque 
situation politique est clairement définie, et on ne risque pas de ne 
pas comprendre la métaphore que veut faire l'autrice.
Mais revenons à l'histoire.
Lady Astronaute va partir vers Mars, dans une paire de vaisseaux dont 
les deux équipages rencontreront les problèmes traditionnels des voyages 
spatiaux (surtout si on reconstitue les voyages à l'aune des 
technologies des années 50). Les péripéties dont il s'agit seront, pour 
ceux qui sont familiers d'Apollo 13, absolument familières. La seule 
chose qui change, c'est que les conséquences seront un peu plus graves 
que dans Apollo 13.
Le roman est évidement bien fait.
L'autrice maîtrise parfaitement l'écriture : le roman est rempli de 
rebondissements, et toutes les recettes des page turners sont utilisées. 
On a donc un bon paquet de chapitres qui se terminent par des 
rebondissements ou des révélations nous poussant à tourner la page.
Peut-être que l'idée n'est pas si originale. Quoique le léger changement 
de perspective d'une femme astronaute apporte une variation très 
intéressante.
Mais l'un dans l'autre, je dois dire que je n'ai pas été totalement 
convaincu. Et c'est essentiellement le personnage principal qui m'a un 
peu agacé. Elle porte en elle un ensemble de contradictions qui m'ont 
rendu son rôle assez agaçant. Incapable de comprendre que son arrivée 
tardive impliquait le départ d'un autre membre de l'équipage, incapable 
de voir les tensions raciales dans ces vaisseaux des années 50, 
incapable de foutre la paix à ses coéquipiers qui vivent dans des 
conditions difficiles, ou qui vivent des moments difficiles. Et surtout, 
incapable de comprendre que sa relation personnelle avec l'ingénieur en 
chef (et ses messages secrets échangés dans le dos de l'équipage) sont 
un problème pour susciter la confiance du reste de l'équipage. Bref, 
c'est le personnage principal, et elle m'agace.
Un dernier point pénible, c'est que si le voyage est parfaitement 
détaillé, et que ce journal de bord d'un astronaute vers Mars est 
parfaitement détaillé, il n'y a plus rien concernant la colonisation. Et 
franchement, en tant qu'ingénieur, la terrraformation de Mars est 
toujours pour moi un beau moment.
-- 
Nicolas Delsaux
"Putain, mais quelle fichue imagination je peux avoir " - John Brunner - 
Tous à Zanzibar