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From: Paul Aubrin <paul.aubrin@invalid.org>
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Message-ID: <e73kO.16018$bZ82.11561@fx10.ams4>
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Une modélisation de l'évolution des concentrations atmosphérique en 
dioxyde de carbone.

https://judithcurry.com/2024/07/10/implications-of-the-linear-carbon-sink-model/
Extraits :
Conclusions
Le modèle de puits de carbone linéaire est principalement une 
conséquence de la conservation de la masse ou de l'équation de 
continuité. Les mesures montrent un effet de puits croissant qui a été 
une fonction linéaire stricte de la concentration de CO2 au cours des 65 
dernières années. Lorsque ce modèle statistiquement très significatif 
est accepté pour le passé - où sa validité est évidente -, il en découle 
d'importantes implications.

En éliminant le "bruit" de la croissance de la concentration de CO2 tout 
en conservant la tendance, les données modélisées sur la croissance de 
la concentration présentent un maximum clair en 2013 et une tendance à 
la baisse depuis lors. Cela est parfaitement cohérent avec le fait que 
depuis plus de 10 ans, les émissions anthropiques sont à peu près 
constantes. Le fait que la croissance de la concentration diminue 
lorsque les émissions sont constantes est une belle validation du modèle 
de puits de carbone linéaire.

Le modèle linéaire de puits de carbone introduit une relation stricte 
entre les données mesurées et le paramètre de modèle de la concentration 
d'équilibre. Si l'on accepte l'équilibre naturel traditionnel sans 
émissions anthropiques de 280 ppm, le taux constant supposé des 
émissions dues aux changements d'utilisation des sols au cours des 65 
dernières années est limité à 0,15 PgC par an.
Le modèle linéaire de puits de carbone s'est avéré d'une grande valeur 
prédictive. Les concentrations des années 2000-2020 ont été prédites 
avec une grande précision à partir des émissions anthropiques de 
2000-2020 et du modèle construit avec les données de 1950-1999.

Le modèle linéaire des puits de carbone présente une faiblesse 
potentielle. Les systèmes de puits océaniques et de photosynthèse sont 
de taille finie, mais le modèle suppose qu'il n'y a pas d'effet de 
saturation. Cela contraste avec les modèles de boîte et de diffusion 
utilisés par d'autres chercheurs. Le modèle de Berne, en particulier, 
affirme que la capacité prévisible des systèmes de puits naturels n'est 
effectivement que 4 fois supérieure à celle de l'atmosphère, ce qui 
signifie que 20 % de toutes les émissions restent dans l'atmosphère 
pendant au moins 1 000 ans. Jusqu'à présent, aucun signe de saturation 
des systèmes de puits naturels ne peut être détecté. On peut donc 
supposer qu'il n'y aura pas de changement radical dans un avenir proche.

Le simple fait que les deux modèles expliquent très bien les données 
d'émission et de concentration du passé rend nécessaire la vérification 
des écarts dans le futur. A cette fin, 4 scénarios d'émissions possibles 
ont été évalués par les deux modèles, et les futurs chercheurs et 
historiens découvriront quel modèle aura fait les meilleures prédictions 
des concentrations de CO2.

Le modèle linéaire :
https://www.mdpi.com/2073-4433/15/7/743
Le modèle de Berne révisé :
https://acp.copernicus.org/articles/13/2793/2013/acp-13-2793-2013.pdf