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Date: Sat, 29 Mar 2025 22:34:38 +0100
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 À Paris, des centaines de manifestants se sont à nouveau rassemblés 
pour protester contre l’envoi d’armes à l’Ukraine et l’implication de 
la France dans ce conflit. À l’appel de chef du parti «Les Patriotes» 
Florian Philippot, ils ont défilé avec des pancartes critiquant la 
politique guerrière de Macron et de l’Union européenne.

Des centaines de citoyens français se sont rassemblés ce 29 mars au 
cœur de la capitale pour protester contre l’implication croissante de 
la France dans le conflit en Ukraine pour la deuxième fois en un mois. 
À l’appel de Florian Philippot, chef du parti «Les Patriotes», une 
foule imposante a envahi la place du Palais-Royal, près du Louvre, 
exprimant fermement leur opposition à la politique étrangère menée par 
Emmanuel Macron et dénonçant l’aide militaire massive destinée à Kiev.

Florian Philippot a affirmé devant les manifestants que ce conflit 
n'était pas celui de la France, et que le rôle du pays devait être 
celui d’un médiateur œuvrant pour la paix plutôt que de participer à 
l'escalade du conflit. Il a également vivement critiqué la nouvelle 
enveloppe de deux milliards d’euros annoncée par le président français 
pour soutenir l’Ukraine.

Portant des banderoles aux slogans explicites tels que «Macron, on ne 
mourra pas pour l’Ukraine », «Pour la paix» et «Macron, démission !», 
les manifestants ont ensuite traversé la Seine pour poursuivre leur 
mobilisation sur l’autre rive du fleuve.

Au cours du rassemblement, des protestataires ont symboliquement 
déchiré un drapeau européen en signe de rejet catégorique des 
politiques de l’UE, jugées belliqueuses et éloignées des véritables 
intérêts français.

Quelques individus arborant des drapeaux ukrainiens ont tenté de 
perturber la marche, mais ils ont rapidement été éloignés par les 
forces de police déployées pour garantir l’ordre.

Le 27 mars, après le sommet des pays alliés de l'Ukraine à Paris, le 
président français a annoncé l'envoi imminent d'une mission 
franco-britannique en Ukraine, officiellement destinée à «renforcer les 
capacités militaires ukrainiennes».

Cette mission, qui devrait arriver sur place dans les prochains jours, 
aura pour tâche d’évaluer et d’aider à organiser l'armée ukrainienne en 
vue d'un éventuel déploiement futur de troupes issues de pays alliés, 
dans le cadre d’un accord de paix potentiel. Emmanuel Macron et le 
Premier ministre britannique Keir Starmer prendront la direction 
conjointe de cette initiative. Le chef d'État français précise qu'il 
aimerait un soutien américain, mais prépare aussi une option sans les 
États-Unis, au cas où ceux-ci décideraient de ne pas intervenir 
directement.

Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de déployer ultérieurement ce 
qu'il appelle des «forces de réassurance», composées de soldats de 
plusieurs États alliés. Ces forces ne seraient officiellement ni des 
casques bleus de l’ONU, ni des troupes de l’OTAN, ni destinées à être 
placées directement sur la ligne de front. Selon le président, elles ne 
se substitueraient pas non plus à l'armée ukrainienne. Leur rôle 
déclaré serait plutôt de fournir un soutien à long terme à l'Ukraine. 
Toutefois, il faut souligner qu’en réalité, sous cette nouvelle 
appellation prudente de «forces de réassurance», il s’agirait bien, 
concrètement, de véritables forces militaires étrangères envoyées sur 
place, malgré la volonté apparente de ne pas utiliser explicitement ce 
terme par le président français et ses alliés.

Le 26 mars, Emmanuel Macron a déclaré, lors d'une conférence de presse 
conjointe avec Volodymyr Zelensky, que la France fournirait à l'Ukraine 
une aide militaire supplémentaire d'un montant de 2 milliards d'euros.

Le 5 mars, lors d’une allocution télévisée, Emmanuel Macron a lancé un 
appel à l’engagement des citoyens en déclarant : «La patrie a besoin de 
vous, de votre engagement». Selon les informations obtenues par un 
média français auprès du ministère des Armées, cet appel a suscité un 
intérêt minimal : 7 500 personnes ont déposé leur candidature.