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From: Canta Galet <Pancho42@free.fr>
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Depuis 2023, les scientifiques se divisent sur la question d’un 
emballement de la crise climatique. Pour le climatologue américain, « il 
y a de plus en plus de preuves » que le réchauffement s’accélère, 
bien qu’il reste « cohérent » avec les prévisions des modèles 
climatiques.

Christophe Cassou, lui, ne voit rien d’anormal dans les records actuels, 
qui « s’inscrivent dans la trajectoire de réchauffement ». « On 
est également dans la persistance des effets d’El Niño, alors que les 
prévisions saisonnières avaient prévu une bascule dans La Niña, 
précise-t-il. Je serai surpris si les records durent encore en début 
d’hiver. »

L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique estime 
à 66 % la probabilité de survenue de La Niña entre septembre et 
novembre. Ce phénomène naturel de refroidissement du Pacifique 
équatorial permettrait d’abaisser quelque peu le thermomètre mondial 
temporairement. Mais une majorité de modèles climatiques tablent 
désormais sur une poursuite de conditions neutres, c’est-à-dire sans 
anomalies chaudes ou froides dans le Pacifique.

La Niña ou non, il est « très improbable » que le mois de septembre 
établisse un nouveau record, estime Zeke Hausfather, étant donné que 
septembre 2023 avait été « totalement exceptionnel », avec une 
température supérieure de 0,5 °C aux précédentes valeurs maximales.


Dans tous les cas, il est désormais « quasiment certain » que 
2024 deviendra l’année la plus chaude jamais enregistrée, assure Zeke 
Hausfather, surpassant 2023 qui avait pourtant été considérée comme 
hors norme. « 2024 devrait également être la première année à 
dépasser 1,5 °C dans l’ensemble de données Copernicus », 
ajoute-t-il. Or, chaque dixième de degré supplémentaire « se traduit 
par plus d’insécurité », rappelle Christophe Cassou, qu’elle soit 
sanitaire, alimentaire, économique, sociale ou politique.

Evoquant une « alerte rouge », Celeste Saulo, la directrice de 
l’Organisation météorologique mondiale, a déclaré, mercredi à 
Singapour : « Nous sommes inquiets mais pas paralysés. Cela signifie 
que nous avons besoin de plus d’actions. » Il y a urgence à limiter 
les émissions de CO2 et à s’adapter aux conséquences de la crise 
climatique, ce qui implique d’accroître massivement les financements en 
faveur du climat. Cet enjeu éminemment délicat sera au cœur de la 
prochaine conférence mondiale sur le climat, la COP29, en novembre, à 
Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan.