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« Si cet effondrement se reproduisait dans les prochaines années, nous 
risquons d’observer une augmentation rapide du CO2 et du changement 
climatique au-delà de ce que prévoient les modèles »
Philippe Ciais

Les forêts et les sols ont seulement absorbé entre 1,5 milliard et 2,6 
milliards de tonnes de CO2 en 2023, loin derrière les 9,5 milliards de 
2022, notamment en raison de la sécheresse en Amazonie et du fait des 
incendies au Canada et en Sibérie.

Les scientifiques ont été « fortement surpris » par le résultat de 
leurs travaux. Les puits terrestres ont seulement absorbé entre 1,5 
milliard et 2,6 milliards de tonnes de CO2 en 2023, loin derrière les 9,5 
milliards de tonnes de CO2 de 2022, ou les 7,3 milliards de tonnes de CO2 
en moyenne chaque année sur la dernière décennie. C’est le plus bas 
niveau depuis 2003. « Ce n’est presque rien, seulement un quart à un 
tiers de d’habitude », précise Philippe Ciais. Ces chiffres sont 
donnés en valeur nette, c’est-à-dire en incluant le déstockage du 
carbone provoqué par les changements d’affectation des sols, comme la 
déforestation.

Le puits de carbone océanique, heureusement, s’est maintenu. Il a même 
légèrement augmenté, pour atteindre entre 8,5 milliards et 9,5 
milliards de tonnes de CO2 absorbées en 2023, avec des gains plus 
marqués dans les océans Pacifique et Austral. Cette amélioration est 
essentiellement due à la survenue du phénomène naturel El Niño en 
2023, qui empêche les remontées d’eau profondes et riches en CO2 le 
long du Pérou, et limite donc les émissions.

A l’inverse, El Niño, en entraînant un réchauffement de la planète, 
provoque en général une réduction de l’absorption du carbone dans les 
tropiques. « Mais cela ne suffit pas à expliquer la forte perte que nous 
avons observée en 2023 car cet El Niño était modéré et n’a débuté 
qu’à la moitié de l’année », indique Philippe Ciais.

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https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/07/30/les-puits-de-carbone-terrestres-se-sont-effondres-en-2023_6261489_3244.html

Affaissement sur le long terme
Le verdissement de la Terre, observé par les satellites depuis 1982 et 
utilisé comme argument par les climatosceptiques, n’implique pas une 
hausse globale des puits de carbone. Les surfaces vertes augmentent avec 
le temps, dans la mesure où le printemps survient plus tôt et parce que 
les régions les plus froides du globe se couvrent de végétation du fait 
du réchauffement climatique. Les surfaces cultivées ont aussi augmenté 
en Chine et en Inde.

Surtout, la hausse des taux de CO2 dans l’atmosphère stimule la 
croissance des plantes, dont elles se nourrissent. « Tant que le 
CO2 s’accumule, les plantes en absorbent davantage, jusqu’à un point 
de saturation. Mais dans le même temps, dans un monde plus chaud, les 
plantes absorbent moins efficacement le carbone de l’atmosphère. 
L’équilibre global n’est pas bon », explique Josep Canadell.

« Les gains modestes liés au verdissement sont contrebalancés par les 
pertes énormes de CO2 entraînées par le brunissement des forêts 
perturbées », ajoute Philippe Ciais. Dans les régions boréales, les 
terres ravagées par les incendies pourront se couvrir d’herbes ou de 
buissons en une ou deux années, mais il faudra plus de cent ans à la 
végétation pour voir sa capacité de stockage du carbone restaurée.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/07/30/les-puits-de-carbone-terrestres-se-sont-effondres-en-2023_6261489_3244.html