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<vac410$1qi5i$1@paganini.bofh.team>

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From: Thomas Alexandre <none@no.invalid>
Newsgroups: fr.usenet.forums.evolution
Subject: Re: contre proposition =?UTF-8?B?Q3LDqWF0aW9u?= d'un f
Date: Sat, 24 Aug 2024 08:01:36 -0000 (UTC)
Organization: To protect and to server
Message-ID: <vac410$1qi5i$1@paganini.bofh.team>
References: <va55gv$3u8ef$3@dont-email.me>
	<va9mtf$1399$1@cabale.usenet-fr.net>
	<504d58a0f35c71b6ccc48eafc6621257d39c9880@i2pn2.org>
	<va9urg$1i9md$1@paganini.bofh.team> <ZEqOVGXoiLx0tv43Km7L0Mlm6Hs@jntp>
	<vaa1nq$1ifb8$2@paganini.bofh.team> <dj7DPEnWJkwnJRtzt2AZBsuRvj8@jntp>
	<vaa4o6$1ikkb$2@paganini.bofh.team> <e2AJtsNHJ27ziRCdhJTzgVnxD5k@jntp>
	<vaa734$1ikkb$10@paganini.bofh.team> <99o1N0yN_kfazdW9GutBwRLfBq8@jntp>
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Mime-Version: 1.0
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Injection-Date: Sat, 24 Aug 2024 08:01:36 -0000 (UTC)
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X-Notice: Filtered by postfilter v. 0.9.3
Bytes: 4295
Lines: 53

Le Sat, 24 Aug 2024 06:22:31 -0000 (UTC), Père Sonnes a écrit :

> Le vendredi 23 août 2024 à 22:59 , Thomas Alexandre, S'est exprimé :
> 
> 
>> Le sujet perçoit (je perçois) et "je" perçoit (entre autres) qu'il est.
>> La formule originale de Descartes est "je doute de tout mais je ne peux
>> pas douter que j'existe - ie: je doute donc je suis" (méditations
>> métaphysique).
> 
> ce n'est pas plutôt : Je pense donc je suis ?


```
Je suppose donc que toutes les choses que je vois sont fausses ; je me 
persuade que rien n’a jamais été de tout ce que ma mémoire remplie de 
mensonges me représente ; je pense n’avoir aucuns sens ; je crois que le 
corps, la figure, l’étendue, le mouvement et le lieu ne sont que des 
fictions de mon esprit. Qu’est-ce donc qui pourra être estimé véritable ? 
Peut-être rien autre chose, sinon qu’il n’y a rien au monde de certain.

Mais que sais-je s’il n’y a point quelque autre chose différente de celles 
que je viens de juger incertaines, de laquelle on ne puisse avoir le 
moindre doute ? N’y a-t-il point quelque Dieu, ou quelque autre puissance, 
qui me met en esprit ces pensées ? Cela n’est pas nécessaire ; car peut-
être que je suis capable de les produire de moi-même. Moi donc à tout le 
moins ne suis-je point quelque chose ? Mais j’ai déjà nié que j’eusse aucun 
sens ni aucun corps : j’hésite néanmoins, car que s’ensuit-il de là ? Suis-
je tellement dépendant du corps et des sens que je ne puisse être sans 
eux ? Mais je me suis persuadé qu’il n’y avoit rien du tout dans le monde, 
qu’il n’y avoit aucun ciel, aucune terre, aucuns esprits, ni aucuns corps : 
ne me suis-je donc pas aussi persuadé que je n’étois point ? Tant s’en 
faut ; j’étois sans doute, si je me suis persuadé ou seulement si j’ai 
pensé quelque chose. Mais il y a un je ne sais quel trompeur très puissant 
et très rusé, qui emploie toute son industrie à me tromper toujours. Il n’y 
a donc point de doute que je suis, s’il me trompe ; et qu’il me trompe tant 
qu’il voudra, il ne saura jamais faire que je ne sois rien, tant que je 
penserai être quelque chose. De sorte qu’après y avoir bien pensé, et avoir 
soigneusement examiné toutes choses, enfin il faut conclure et tenir pour 
constant que cette proposition, je suis, j’existe, est nécessairement 
vraie, toutes les fois que je la prononce ou que je la conçois en mon 
esprit. 
```

https://fr.wikisource.org/wiki/M%C3%A9ditations_m%C3%A9taphysiques/
M%C3%A9ditation_seconde



-- 
"Ce qu'il faut au fond pour obtenir une espèce de paix avec les hommes,
(...) c'est leur permettre en toutes circonstances, de s'étaler, de se
vautrer parmi les vantardises niaises. Il n'y a pas de vanité
intelligente. C'est un instinct." - Céline